Premier pas
Premier rendez-vous, premier groupe : à quoi s’attendre ?
Annelise Cobo
·

Il y a quelque chose de particulier dans ce moment où quelqu’un pousse pour la première fois la porte d’un cabinet. Ou dans celui où une personne clique sur « m’inscrire » pour rejoindre un groupe de parole. Ce n’est pas anodin. Et je crois qu’il faut le dire clairement.
Venir chercher de l’aide, c’est déjà un acte fort.
Pourtant, je rencontre souvent la même appréhension chez les personnes qui franchissent ce cap. Une question revient presque à chaque fois, formulée de manières différentes mais qui dit toujours la même chose : je ne sais pas trop à quoi m’attendre.
Alors voilà ce que je peux vous dire.
Le premier rendez-vous individuel
Ce n’est pas un interrogatoire. Ce n’est pas non plus une séance où vous allez devoir « tout dire » d’un coup. La première rencontre, c’est avant tout un temps pour faire connaissance pour vous, comme pour moi.
Je vais vous poser quelques questions simples : ce qui vous amène, ce que vous traversez en ce moment, ce que vous attendez de cet accompagnement. Vous n’avez pas besoin d’avoir les réponses toutes prêtes. Vous n’avez pas besoin de savoir exactement pourquoi vous êtes là. Beaucoup de personnes arrivent avec un sentiment diffus, quelque chose qui ne va pas, sans pouvoir encore mettre les mots dessus. Et c’est très bien comme ça. C’est précisément pour ça qu’on est là.
Ce premier échange me permet de mieux comprendre votre situation et vos besoins. C’est aussi pour vous l’occasion de voir si vous vous sentez à l’aise avec moi, avec la façon dont je travaille. La relation thérapeutique repose sur la confiance, et la confiance, ça se construit. Elle ne surgit pas d’emblée, et c’est tout à fait normal.
À la fin de ce premier entretien, nous verrons ensemble comment organiser la suite : à quel rythme se retrouver, quels outils ou approches pourraient vous convenir, vers quoi nous allons travailler.
La première séance de groupe
C’est différent. Et je comprends que pour certains, l’idée de parler devant d’autres personnes soit la principale source de résistance.
Ce que j’observe à chaque fois qu’un nouveau groupe se forme, c’est que presque tout le monde arrive avec la même peur : est-ce que je vais être jugé(e) ? Et très vite, souvent dès les premières minutes, quelque chose se dépose. Parce qu’on réalise que les autres sont là pour les mêmes raisons. Parce que la parole de l’un résonne chez l’autre. Parce qu’on n’est plus seul avec ce qu’on portait en silence.
Dans un groupe que j’anime, la règle fondamentale est la confidentialité. Ce qui se dit dans le groupe reste dans le groupe. Chacun parle à son rythme, selon ce qu’il souhaite partager. Personne n’est forcé à prendre la parole. Écouter, c’est déjà participer.
Les premières séances servent souvent à apprivoiser l’espace, à observer, à sentir si on s’y sent bien. Il faut parfois deux ou trois séances avant que quelque chose se dénoue vraiment. C’est normal. La confiance ne s’impose pas, elle s’installe.
Ce que je voudrais que vous reteniez
Que ce soit en individuel ou en groupe, ce que je cherche à créer avant tout, c’est un espace où vous pouvez être vous-même, sans avoir à faire semblant, sans masque, sans avoir à faire bonne figure. Un espace où vous avez le droit de ne pas savoir. Le droit d’hésiter. Le droit de ne pas aller bien.
Ce premier pas que vous envisagez, ou que vous avez déjà franchi, il compte. Et je serai là pour le recevoir avec soin.